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Zoom sur la formation M.E.G.A.

La formation dispensée par Espace Sentein sur le thème « Management d’Equipe et Gestion d’Activités des Structures de l’Économie Sociale« , cible les professionnels du secteur social et médico-social. Cette formation de niveau 3 permet aux participants d’évoluer vers de nouvelles fonctions, grâce aux nouvelles compétences acquises.

Un triple objectif

L’objectif de cette formation est de « doter les responsables de l’état d’esprit, des connaissances et des méthodes nécessaires » pour :

1. Connaître, comprendre et savoir appliquer la volonté de l’institution et des pouvoirs publics

2. Comprendre les enjeux liés aux lois piliers du secteur social et médico-social

3. Développer une approche dynamique de l’animation et de la conduite des personnes, adaptée aux profesionnels et/ou aux personnes en difficulté

Une formation tournée vers la pratique

Afin que chaque participant trouve dans cette formation l’aspect pratique qui lui est nécessaire pour mettre en oeuvre ses nouvelles connaissances, chaque participant est amené à élaborer un projet. Ce projet en management d’équipe et gestion d’activités doit être source de progrès et doit également permettre d’outiller la structure et de contribuer à son efficience.

La direction de l’établissement, grâce à la nomination d’un tuteur interne, est ainsi impliquée dans l’élaboration de ce projet porté le participant, lui-même accompagné par l’équipe de formateurs professionnels d’Espace Sentein.

Une durée adaptée au travail en continu

La formation est pensée pour permettre aux participants de suivre la formation tout en continuant à travailler au sein de leur structure. A raison de 2 ou 3 jours consécutifs, espacés de un ou deux mois, ils peuvent donc suivre la formation et faire progresser leur projet et leur établissement en parallèle.

Avec un taux de réussite de 90 %, cette formation est un formidable tremplin pour tout professionnel souhaitant faire évoluer sa carrière, même sans diplôme préalable.

Pour en savoir en savoir plus sur la formation, cliquez ici.

La formation DEMS : quelle valeur ajoutée pour ses diplômés ?

La formation DEMS : quelle valeur ajoutée pour ses diplômés ?

Alors que la 52ème promotion de cette formation démarrera en décembre, nous avons souhaité nous intéresser à ce que la formation DEMS offrait vraiment aux participants. Que ce soit en termes d’outils, de culture, de connaissances, de réseau ou de projet, nous sommes allés à la rencontre de professionnels du secteur social et médico-social qui ont tous un point commun : avoir suivi la formation DEMS.

Le DEMS, la formation phare d’Espace Sentein

Lancé il y a maintenant plus de 20 ans, le cursus DEMS (Dirigeant de l’Economie Médico-Sociale) permet d’acquérir un diplôme d’université de 3ème cycle, ainsi qu’une certification professionnelle de niveau 1, enregistrée au RNCP. Cette formation en management stratégique et opérationnel s’adresse aux professionnels du secteur médico-social qui souhaitent accéder à des fonctions de direction dans des établissements de plus de 50 salariés (cette prise de fonction nécessitant un diplôme de niveau 1).

Le programme de la formation est pensé pour permettre aux participants de se former à la vision globale des organisations tout en continuant à exercer leur activité professionnelle. A raison de deux jours par mois pendant deux ans, ils vont ainsi acquérir tous les savoirs et outils nécessaires pour diriger une structure.

Le DEMS m’a permis d’affirmer mon positionnement professionnel via des outils et des techniques qui ont posé mon rôle de directeur par rapport à mon prédécesseur. Les croisements avec les autres secteurs permettent de mieux tenir ma position même en négociation commerciale

– Thierry Demay, directeur d’un EHPAD

Le DEMS : aux avancées des nouvelles compétences des dirigeants

La fonction de dirigeant d’établissement social et médico-social évoluant très vite, la formation DEMS permet aux dirigeants et futurs dirigeants de maîtriser les compétences clés en termes de management stratégique et opérationnel, interne et externe des organisations. Il les dote également d’autres compétences qui sont devenues incontournables, comme celles relatives aux regroupements d’organisations, à la tarification, aux CPOM (Contrats Pluriannuels d’Objectifs et de Moyens), à la coordination de parcours ou à la gestion des risques, par exemple.

Cyrille Pastre, directrice générale de l’association ARTA, explique qu’au cours de la formation, elle a “appris à mettre en place et à appréhender ces notions à travers les modules proposés par Espace Sentein”. Elle prend notamment l’exemple de la démarche d’amélioration continue, traditionnelle certes, mais qu’il convient aujourd’hui d’actualiser au regard des critères de performance de l’ANAP, ou des bonnes pratiques professionnelles de l’ANESM. “Dans le cadre de cette démarche, explique-t-elle, nous avons des contrôles : tous les ans en interne, tous les 7 ans nous avons des contrôles extérieurs et tous les 5 ans, un rapport. La formation DEMS nous a permis d’acquérir des compétences pour mener des actions d’évaluation puis d’amélioration, mais aussi d’acquérir des facultés en gestion des risques au sein des équipes en place”. De nouvelles compétences dont les dirigeants du secteur ont donc grandement besoin dans leur quotidien.

La force du DEMS : les rencontres avec les entreprises du secteur dit « ordinaire »

S’il y a bien un élément sur lequel les participants à la formation DEMS semblent être tous d’accord, c’est l’ouverture de la formation sur l’environnement privé. Chaque module (intitulé à juste titre « module entreprise») est effectivement accompagné d’une visite et/ou d’une rencontre avec un partenaire entreprise, institution, collectivité locale …. La volonté d’Espace Sentein : croiser les compétences et les méthodes de secteurs différents par leurs publics, mais dont de nombreuses problématiques sont communes.

Faire intervenir des personnes externes au secteur médico-social est une idée géniale ! Cela nous ouvre les yeux sur ce qui se passe autour de nous, et dans notre secteur nous en avons bien besoin. C’est une vraie plus-value dans la formation

– Véronique Loutrat, Directrice du pôle accompagnement de l’ADAPEI de la Corrèze.

Les participants semblent apprécier cette ouverture d’esprit, certains même appliquant directement à leur établissement ce qu’ils ont pu découvrir dans les entreprises et/ou les institutions.

Jean-Noël Guillaume, directeur général d’une association travaillant auprès des personnes en situation de précarité, a ainsi beaucoup appris de la visite d’une centrale EDF qui avait mis en place un pack de formation des collaborateurs. « Depuis, nous explique-t-il, j’ai mis en place ce pack de formation continue dans ma structure via 4 modules obligatoires pour l’ensemble du personnel. Ceux-ci se déclinent en connaissance de l’association et de la vision des dirigeants, connaissance de la fondation Abbé Pierre (dont l’association est un membre actif, ndlr), la démarche projet ainsi que la sécurité et la santé au travail ». Il a également adapté les principes de la formation DEMS en proposant à son comité de pilotage des visites dans le secteur privé. Par exemple, la visite d’un fast-food sur le thème de la gestion du personnel ou encore, celle d’une pâtisserie pour mieux appréhender l’ordre et la précision des commandes.

Avec des partenaires privés comme Airbus, la Caisse d’Epargne, EDF ou encore le groupe Casino, Espace Sentein offre ainsi à ses participants une vision globale unanimement appréciée par ces derniers.

Des outils qui peuvent être mis en place tout de suite

Les intervenants d’Espace Sentein s’attachent à fournir aux participants, dans le prolongement des connaissances en management, une boîte à outils complète dont ils peuvent se servir en fonction des problématiques qu’ils rencontrent. La plupart des participants n’attendent d’ailleurs pas d’être diplômés pour utiliser ces outils : ils les mettent en pratique immédiatement. Parmi les plus utilisés, on retrouve l’analyse SWOT, le diamant de Marchesnay, le RADAR, la démarche d’amélioration continue ou la démarche prospective. Ces nouveaux outils sont de fait l’aboutissement opérationnel d’une nouvelle culture, celle du management des organisations, et de nouveaux savoirs, ceux qui fondent leur fonction.

La matrice SWOT est devenue instinctive, la roue de Deming également. Au retour de la formation, cela change un peu la vision du métier : on ne grille plus d’étape, on prend du recul

– Cyrille Pastre, directrice générale de l’association ARTA, d’aide aux personnes en situation de handicap.

De nombreux participants utilisent ensuite ces outils au fil de l’eau, en fonction des besoins. Comme Frédéric Bourquerod, directeur d’un foyer de vie, qui n’hésite pas à revenir sur ses notes si nécessaire : « La formation constitue ma base théorique accompagnée d’une boîte à outils que j’utilise en fonction des situations rencontrées. Je retourne parfois sur du contenu pour me remémorer ce qui a été vu ».

Le mémoire : projet concret pour les participants

Chaque participant au cursus DEMS doit travailler sur un mémoire professionnel qui fera l’objet d’une soutenance à la fin de la formation. Cinq modules sont ainsi consacrés au suivi et à la soutenance du mémoire. Le thème, choisi par les participants en accord avec leur gouvernance et leur directeur de mémoire, correspond toujours à un projet concret stratégique et opérationnel. Certains mémoires portent ainsi sur le développement de la structure, sur un regroupement d’établissements ou d’Associations, sur un projet d’établissement ou encore sur une problématique rencontrée dans le cadre d’une prise de fonctions.

Afin d’accompagner les nouvelles promotions dans le choix de leur thème, Espace Sentein laisse les mémoires de toutes les formations précédentes en libre consultation, une partie des sujets traités étant également accessible sur le site internet. Très concrets, souvent élaborés en lien étroit avec la structure, les mémoires représentent souvent un vrai tremplin pour le participant mais aussi pour son établissement.

Le mémoire que j’ai écrit était la feuille de route des 5 années qui suivaient mon diplôme. Le projet de l’établissement que je dirige est très inspiré de mon mémoire, les évolutions que l’établissement traverse ont été abordées dans le mémoire

– Régis Pages, directeur du centre de réadaptation professionnelle Le Parc

La méthodologie largement éprouvée qui est appliquée au mémoire permet également à chacun de travailler sur l’organisation de ses écrits et la structuration de ses idées.

Se former tout en développant son réseau

L’un des fils rouges de la formation, qui est orientée vers les rencontres et les partages, ouvre également la voie au « réseautage ». Les participants de la formation lient entre eux des liens professionnels comme des liens d’amitié, mais en nouent également avec les intervenants et les personnes rencontrées au cours des différentes visites.

Le réseau professionnel autour d’Espace Sentein est important, et de nombreux diplômés travaillent à l’entretenir. Que ce soit pour des questions professionnelles ou d’emploi, pour des échanges au sujet de bonnes pratiques ou pour se retrouver chaque année à la réunion des anciens diplômés, le réseau vient en complément de la formation et peut ainsi perdurer même une fois le diplôme et la certification obtenus.

Avec un taux de réussite de plus de 90%, la formation « Dirigeant de l’Economie Médico-Sociale », inscrite au RNCP, permet à de nombreux acteurs du secteur social et médico-social d’atteindre de nouvelles fonctions et de mettre en œuvre de nouveaux projets. Plus du tiers des certifiés sont devenus Directeurs de pôle ou Directeurs Généraux. Grâce à des nouvelles compétences et à des outils opérationnels, acquis au cours de la formation et qui peuvent être utilisés immédiatement, mais aussi à des intervenants de qualité régulièrement félicités par les participants, la formation apporte une véritable valeur ajoutée.

L’ouverture à l’environnement et aux entreprises est un véritable levier vers d’autres savoirs, d’autres pratiques, d’autres techniques transposables au secteur médico-social, et une ouverture d’esprit pour les deux parties.

L’importance qu’Espace Sentein accorde au rapprochement entre le secteur du médico-social et le secteur des entreprises va d’ailleurs un petit peu plus loin. Constatant les besoins croissants du secteur en termes de dirigeants (35% des directeurs seront à la retraite d’ici 10 ans), et la forte valeur ajoutée apportée par des personnes ayant travaillé en entreprises, Espace Sentein a récemment ouvert une branche de la formation DEMS aux personnes en reconversion professionnelle. Le DEMS « Entreprises » permet ainsi aux cadres des entreprises et collectivités en reconversion professionnelle de s’orienter vers un secteur en demande qui leur permettra d’ouvrir leur champ d’intervention et de changer souvent complètement de vie. Une belle opportunité aussi pour les cadres qui peuvent ainsi partager avec ces nouveaux entrants et échanger sur les nouvelles approches, mais également pour le secteur médico-social lui-même.

Pour en savoir plus sur la formation DEMS, cliquez ici.

DEMS : quelques exemples de mémoires

DEMS : quelques exemples de mémoires

Dans le cadre de leur formation DEMS (Dirigeant de l’Economie Medico-Sociale), les professionnels du secteur venus pour se former ont du rédiger un mémoire pendant leur cursus chez Espace Sentein. Ce mémoire doit être en rapport avec leur activité professionnelle ou avec leurs projets professionnels. Ce mémoire est indispensable pour valider le diplôme et la Certification Professionnelle de Niveau 1 que constituent le DEMS.

Voici quelques exemples de mémoires qui ont été présentés pour l’obtention du DEMS :

  • Le Projet d’Etablissement, moteur d’une nouvelle dynamique en EHPAD par Céline SAVARY
  • Gestion de l’instabilité salariale des Aides-soignants en EHPAD par Sophie MARTIN
  • Accompagner et améliorer la performance de la prestation soin au FAM/MAS du Noiray par Masika DE MURET DE LABOURET
  • Télémedecine et Efficience: Le cas de l’EHPAD « La Maison des Arbousiers »  par Hélène DZIERGACZ
  • Performance du sanitaire en milieu rural par Cécile BRUN 
  • L’équilibre gouvernance/dirigeance : un moteur de progrès par Olivier DUFES
  • L’ITEP des HOGUES : Rénover pour plus d’inclusion par Dimitry MOUSSAY
  • Traitement de l’autisme et révolution organisationnelle : le cas du FAM « TAMARIS » par Lourdès PINTO
  • Optimisation de la performance et de l’efficacité d’une jeune structure d’accueil par Alain CUVILLIER
  • Stratégie Managériale dans le cadre d’une reprise d’EHPAD par Reynald LECLERCQ
  • Améliorer l’offre de prise en charge des résidents : création d’un PASA par Christel GUYARD
  • De la réingenierie d’un Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes par Céline GOURLAIN
  • Manager un changement d’organisation dans un EHPAD par Lucile GRILLON
  • Inscrire l’ESAT APF de Noisy le Sec dans son environnement économique pour garantir la cohérence de sa mission par Katia DUFOUR
  • Projet de restructuration d’un EHPAD par Ludivine DESCHAMPS
  • La démarche de certification de la Résidence du Plateau par Laura DISDIER
  • Manager les changements dans le cas d’une fusion associative : un axe d’amélioration de la qualité par Frédéric BOURQUEROD
  • Evoluer de l’accueil vers l’accompagnement à l’ITEP de Grèzes par Elian ZULLO
  • Réorganisation interne : Atout concurrentiel comme réponse à la notion de parcours sans rupture par Géraldine TERRADE-GUILLOT
  • Pérenniser un Centre d’Action Médico-Sociale Précoce PATTINIER par Sophie SAEZ
  • Une solution pour l’avenir en foyer occupationnel : création d’une unité de vie pour personnes handicapées vieillissantes par Véronique LOUTRAT
  • Maintenir le lien affectif au sein de l’EHPAD par Nicolas LORET
  • Mutualiser les ressources pour développer la gouvernance associative par Guillaume BAS
  • Développer et entretenir des réseaux de communication et de partenariats dans une structure d’aide à domicile par Christine BECK
  • Vers un management transversal par Véronique BILLERET
  • La réorganisation de trois Esat par leur mutualisation opérationnelle par Henri BURIN DES ROZIERS
  • Positionnement haut de gamme d’un EHPAD par Anne-Lise DESBONNET
  • Quel devenir pour un SSIAD de petite taille ? L’hypothèse de la création d’un SPASAD pour pérenniser l’activité par Joachim DIAS
  • Coordination des services à domicile pour la création d’un SPASAD par Kathy PARANT
  • Le cahier des charges de la norme ISO 9001 – une stratégie de management en EHPAD par Annabelle PETIT
  • L’engagement de qualité ou comment apporter et promouvoir une démarche d’amélioration continue de la qualité en EHPAD par Anna RZEWUSKI
  • Le pôle enfance, la solution stratégique à la reconfiguration nécessaire de l’IEM APF les Acacias par Jean François STIRN
  • Construction d’un PASA et amélioration du taux d’occupation d’un EHPAD par Sandrine TARDITI
  • Promouvoir une culture de l’innovation par Céline GEORGE
  • Adaptation de l’EHPAD à une demande diversifiée « Les maisons du mieux vivre ». Projet de logement intermédiaire adapté à la perte d’autonomie de type béguinage par Jean-Marc SAUSSOL
  • La communication facteur clé de la pérennisation de la MARPA « Les sources » par Simone TROTIN
  • Un service achats pour répondre à une politique économique et un engagement sociétal par Christophe VINCENT
  • Coopération productive et coopération stratégique : l’avenir d’une petite structure par Pierre BICOCCHI
  • Une organisation sur mesure autour de la personne handicapée vieillissante par Chantal BUFFOLO
  • Le CIDFF de l’Aude : enjeux et perspectives par Marie-Hélène CASTELAR
  • Améliorer la communication interne dans un contexte de management à distance par Philippe CAUMARTIN
  • Accompagner un transfert de gestion des autorisations d’exercer par la prise en compte des freins et résistances par Lakhdar FEMMAMI
  • L’articulation efficiente du secteur médical et du secteur médico-social en EHPAD par Julia FORESTIER
  • Filière gériatrique : partenariats à construire et performance à maitriser par Pascal LESUEUR
  • Orientations stratégiques d’un centre de rééducation professionnelle en 2014 par Régis PAGES
  • IME Papillons blancs. Les conditions d’une meilleure insertion professionnelle par Philippe PEROL
  • Un projet d’aide alimentaire au sein du CIAS par Nadine POUSSIN
  • Création d’une activité de psychogériatrie à la clinique de la Borde dans le cadre d’une stratégie de pérénnisation de l’établissement par Marino PULLIERO
  • Handicap psychique et inclusion professionnelle : le challenge de l’ESAT CATMANOR par Myriam BAYLE
  • Le projet de service du SIE L’OREAG : vers une amélioration de la qualité par Stéphane BONVALET
  • Une culture partagée au service du pilotage stratégique par Marc VILLOUTREYS
L’évaluateur externe certifié AFNOR, un créateur de valeur !

L’évaluateur externe certifié AFNOR, un créateur de valeur !

« La responsabilité de l’institution médico-sociale qui mandate un évaluateur externe est grande. Les enjeux issus de son choix sont considérables… »

Bernard DOUREL, évaluateur externe certifié AFNOR

Non à l’image trop répandue de l’évaluateur externe, inspecteur récalcitrant des travaux finis ! Oui aux créateurs de valeur sociale, sociétale, organisationnelle, économique ! Oui à celui qui fait bénéficier l’établissement de sa grande expérience professionnelle du secteur, d’un regard neuf et objectif, de connaissances pointues dans la conduite d’une évaluation externe.

Bien choisir son partenaire, tant pour l’institution que pour l’évaluateur externe, c’est déjà créer de la valeur. Selon Bernard DOUREL : « D’entrée, il convient de vérifier que tous les partenaires concernés, responsables du C.A. et de l’établissement, évaluateurs, sont bien en phase quant à l’esprit et aux objectifs de l’évaluation et que le climat de confiance est réel et suffisamment solide pour soutenir la démarche. » Pour lui, il convient de bien expliquer à ses futurs partenaires le cadre réglementaire de l’évaluation, ses enjeux pour l’établissement, les usagers et leurs familles, les professionnels, les organismes de contrôle et de tarification.

« Les professionnels, au cours de nos échanges, touchent du doigt ce qu’ils ont à gagner à s’inscrire volontairement dans la démarche de l’évaluation puis dans celle de l’amélioration continue. C’est souvent un déclic. Ils ont besoin d’y voir clair, de savoir comment est appréciée leur organisation, convaincus de la qualité de leurs interventions, mais ne sachant pas toujours pourquoi et comment ça marche. Pour eux, en parodiant le proverbe, « Vu de l’extérieur, l’établissement est un mystère, vu de l’intérieur, un miracle ! » »

Pour Bernard DOUREL, créer de la valeur, c’est aussi aider l’Etablissement à savoir où sont ses pépites, ses clefs de succès qui expliquent la satisfaction de ses partenaires. C’est aussi lui permettre de prendre conscience des pistes d’amélioration nécessaires. Cette première étape de l’analyse-diagnostic est capitale tant elle conditionne le plan d’amélioration continue qui suit. « Une grande partie des préconisations sont issues des conclusions de l’analyse-diagnostic, ajoute Bernard DOUREL. Celles-ci doivent être partagées. C’est donc dire toute l’importance qu’elles soient le fruit d’un travail participatif avec l’ensemble des acteurs et en particulier avec les professionnels au cœur des interventions sociales. Plusieurs évaluateurs externes certifiés AFNOR observent qu’à l’issue de l’analyse-diagnostic, nombre de professionnels ou bénévoles qui la redoutaient se réconcilient avec elle. »

La plupart des acteurs voient l’intérêt de la démarche et sont généralement fiers des conclusions qui démontrent bien souvent leur grand professionnalisme. Bernard DOUREL précise : « l’évaluateur permet aussi de réaliser l’importance de partager et d’écrire car, faute de preuves, la qualité devient confidentielle et suspecte. »
L’évaluateur est aussi créateur de valeur de par ses préconisations. Là encore, son expertise est interrogée : sa vision doit être systémique et concerner tant la vision stratégique qu’opérationnelle, tant l’organisation de l’établissement ou du service que ses partenariats. Comme le prévoit le décret n°2007-975, les préconisations doivent être partagées de façon consensuelle. « Les responsables et les professionnels veulent d’autant plus mettre en vie les préconisations qu’ils sont fiers des forces, voire des points d’excellence révélés par l’analyse-diagnostic. Ils entrent alors dans une spirale de progrès ! ». En effet, il est plus simple et encourageant de décider de développer les forces de l’établissement, ou de remettre en question une activité ou une pratique qui n’a plus de sens, lorsque l’on a une vision globale, claire et positive du tout.

Et Bernard DOUREL de conclure : « Le graal pour un évaluateur externe, c’est de voir que les équipes de l’établissement se sont appropriées les préconisations et exercent leur créativité à les mettre en œuvre. La mission s’achève alors véritablement. » •

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Evaluateur(trice) externe certifié(e) AFNOR

Portrait d’intervenant : Michel Gambier, le conseil et la transmission au service de la formation

Portrait d’intervenant : Michel Gambier, le conseil et la transmission au service de la formation

Rencontre avec Michel Gambier, intervenant spécialiste de la formation des ingénieurs en performance proposée par Espace Sentein.

Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Dirigeant en entreprise depuis de nombreuses années chez Eurocopter, Airbus et Renault, j’ai été à l’origine de nombreuses transformations et mutualisations dans différents domaines d’activité. Je conseille actuellement des dirigeants d’entreprise.

Partenaire d’Espace Sentein , je connais le secteur médico-social au travers des formations « Ingénieur en performance » que j’anime et d’autres projets d’entreprise.

Sur quels thèmes intervenez-vous chez Espace Sentein ?

Je m’implique personnellement dans les formations relatives aux « Ingénieurs certifiés en performance des établissements sociaux, médico-sociaux et de la santé » au niveau de leur formation, en les faisant bénéficier des démarches d’avant-garde et des évolutions sociétales les plus récentes dans ce domaine. Je m’y implique de part ma formation et de part mon expérience professionnelle d’ingénieur et de conseiller de dirigeants d’entreprise.

Pourquoi avoir choisi la voie de la formation ?

La formation, dans les domaines où j’ai évolué professionnellement, est appréhendée comme une activité de « compagnonnage ». C’est la transmission d’un « savoir bien faire » pour que se perpétue « l’art du beau geste » et en cela, je parle bien de management. C’est un souci constant et une activité quotidienne, structurée également au travers de formations plus récurrentes et construites. Elle est systématiquement qualifiante, diplomante et témoigne d’une « aptitude ».

C’est fort de ces principes que nous avons bâti la formation « Ingénieur en performance » avec Espace Sentein, et que nous la délivrons aujourd’hui. Avant même de parler de techniques, nous avons construit une interrogation sur la notion de performance elle-même, sur son acceptation dans le secteur médico-social et sa traduction quotidienne dans les établissements et les services.

Chacun peut faire son cheminement personnel par rapport à ce concept et mettre à jour ses connaissances en la matière. Nous enseignons la quête de la performance comme un « concept de management » en privilégiant la philosophie de vie au travail qui va avec et dont la composante principale est avant tout l’individu et les équipes.

Tous les aspects de la performance sont ainsi passés en revue : performance sociale, légale, d’image, économique… Les techniques de travail sont construites sous une forme ludique, interactive, avec des outils choisis pour correspondre aux préoccupations du secteur médico-social. Elles sont mises en œuvre dans la formation de manière interactive et collective. La recherche de partage sur les légitimités antagonistes en entreprise y est développée comme condition de la durabilité de la performance.

Que pensez-vous des évolutions du secteur médico-social et de leur impact sur la formation professionnelle ?

La légitimité au yeux du public de l’activité médico-sociale est très grande aujourd’hui. Elle passe par contre par une normalisation raisonnée et concertée de son excellence, en gardant en mémoire que c’est par sa simplicité, son originalité, sa distance critique que se manifestera sa performance durable et donc son génie.

La performance a ses séductions. L’homme excellent n’existe pas, mais les groupes d’hommes excellents, si. Ce sont des équipes « hautes performances ». Il faut donc acquérir l’art de les bâtir. En paraphrasant Thomas Mann, je dirais qu’il n’y a pas d’autre héroïsme que celui de la faiblesse individuelle et d’autre performance que celle de l’œuvre collective et concertée. Nous ne sommes pas sommés de choisir aujourd’hui entre « être » ou « ne pas être » mais entre « apparaître » ou « disparaître »… Nous vous convions donc à ce voyage aux confins de la discipline pour que vous en deveniez les maîtres et que vous abordiez la performance non comme une purge à avaler mais comme une chance de progrès, loin des arcanes médiatiques ou des bibliothèques de spécialistes, celles de la volonté lucide et de l’intelligence managériale. Cela s’appelle, en d’autres termes, l’humanisme. Ce sont les entreprises HQH, à « haute performance humaine », qui en ont la capacité.

Portrait d’intervenant : Gilles Bouffin, ou la transmission de l’expérience

Portrait d’intervenant : Gilles Bouffin, ou la transmission de l’expérience

Rencontre avec Gilles Bouffin, ancien dirigeant et formateur chez Espace Sentein.

Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

A l’origine, je suis éducateur spécialisé. J’ai pris des fonctions de direction en 1983, en particulier dans la protection de l’enfance.
En 2003, j’ai été nommé directeur général, et j’ai décidé d’anticiper les évolutions actuelles en restructurant l’association pour faire en sorte qu’elle se conçoive comme une entreprise, en prenant en compte le coefficient risque. Car il faut être pertinent pour être financé et s’installer dans la pérennité.
Je suis formateur et consultant depuis environ 10 ans, et j’ai connu Espace Sentein par le biais de l’association Moissons Nouvelles, que je dirigeai. La dimension entrepreneuriale des formations proposées m’intéresse beaucoup car les questions économiques et le social sont intrinsèquement liés.

Depuis le 1er janvier, je suis à la retraite, en tout cas pour mes fonctions de direction d’établissement ! Je continue avec plaisir mes activités de formateur et de consultant.

Je travaille beaucoup sur les processus décisionnels dans les organisations. Le dirigeant d’entreprise doit s’inscrire dans une logique de service à la personne (avec des questions de performance, de qualité etc). Lorsque j’ai mis en place une restructuration de l’association que je dirigeai, il y a bien sûr eu un long processus qui s’est mis en place. Avant que ce ne soit inscrit comme un référentiel général, cela a pris environ 5 ans. D’où l’importance pour un dirigeant d’énoncer où il va et pourquoi. C’est aussi la réaffirmation de la fonction employeur qui a été très écrasée dans le secteur, la décision ne pouvant pas être uniquement collégiale. Le secteur social a profondément souffert de tout cela et c’est pourquoi il est important de travailler autrement. On va désormais chercher davantage une logique de compétence qu’une logique de statut.

Sur quels thèmes intervenez-vous chez Espace Sentein ?

J’interviens sur les formations DEMS et DEMSE, sur les thèmes suivants :

  • La politique des partenariats et des réseaux
  • L’évolution de l’offre de services
  • Le management des équipes de direction et le pluridisciplinaire

Pourquoi avoir choisi la voie de la formation ?

Cela fait maintenant une dizaine d’années que j’ai choisi de faire de la formation, et c’est vraiment un choix qui a été orienté par une volonté de transmettre. Mais pas au sens de la reproduction des choses apprises : c’est davantage au niveau du partage de compétences. Je mise sur la transmission d’une expertise acquise au fil des ans et sur le fruit d’une réflexion approfondie. L’idée, c’est vraiment que les personnes tirent les enseignements pour eux d’outils qu’ils mettront ensuite en application selon leurs propres problématiques.
Le secteur médico-social, dans les enjeux qui sont les siens, est plein d’intérêt et je souhaite partager l’expertise que j’ai acquiss au fil du temps. En plus, il y a en retour un enrichissement pour moi.

Que pensez-vous des évolutions du secteur médico-social et de leur impact sur la formation professionnelle ?

Les évolutions sont très intéressantes car si on s’écarte du financier, on vise désormais un niveau de qualité et de contrôle qui va être beaucoup plus fort que tout ce que nous connaissions auparavant. Il y a une recherche de complémentarité et de rationalité du rapport qualité / besoin / moyens.
Les dirigeants doivent être beaucoup plus stratégiques qu’ils ne l’étaient antérieurement, et cela me semble être un excellent vecteur de l’intelligence partagée dans une façon plus collective. Cela pose la question d’une société civile qui se remanie et qui trouve des pistes de réflexion dans le partage et la rencontre.

 

Gilles Bouffin est l’auteur de :

  • Entreprendre et diriger en action sociale – Gouvernance, dirigeance et management associatifs (François Noble, Gilles Bouffin – Collection: Santé Social, Dunod)
  • Manuel de direction en action sociale et médico-sociale (Francis Batifoulier, Gilles Bouffin, Brigitte Bouquet, Francis Charleux – Collection: Guides Santé Social, Dunod – Andesi)
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