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La formation DEMS : quelle valeur ajoutée pour ses diplômés ?

La formation DEMS : quelle valeur ajoutée pour ses diplômés ?

Alors que la 52ème promotion de cette formation démarrera en décembre, nous avons souhaité nous intéresser à ce que la formation DEMS offrait vraiment aux participants. Que ce soit en termes d’outils, de culture, de connaissances, de réseau ou de projet, nous sommes allés à la rencontre de professionnels du secteur social et médico-social qui ont tous un point commun : avoir suivi la formation DEMS.

Le DEMS, la formation phare d’Espace Sentein

Lancé il y a maintenant plus de 20 ans, le cursus DEMS (Dirigeant de l’Economie Médico-Sociale) permet d’acquérir un diplôme d’université de 3ème cycle, ainsi qu’une certification professionnelle de niveau 1, enregistrée au RNCP. Cette formation en management stratégique et opérationnel s’adresse aux professionnels du secteur médico-social qui souhaitent accéder à des fonctions de direction dans des établissements de plus de 50 salariés (cette prise de fonction nécessitant un diplôme de niveau 1).

Le programme de la formation est pensé pour permettre aux participants de se former à la vision globale des organisations tout en continuant à exercer leur activité professionnelle. A raison de deux jours par mois pendant deux ans, ils vont ainsi acquérir tous les savoirs et outils nécessaires pour diriger une structure.

Le DEMS m’a permis d’affirmer mon positionnement professionnel via des outils et des techniques qui ont posé mon rôle de directeur par rapport à mon prédécesseur. Les croisements avec les autres secteurs permettent de mieux tenir ma position même en négociation commerciale

– Thierry Demay, directeur d’un EHPAD

Le DEMS : aux avancées des nouvelles compétences des dirigeants

La fonction de dirigeant d’établissement social et médico-social évoluant très vite, la formation DEMS permet aux dirigeants et futurs dirigeants de maîtriser les compétences clés en termes de management stratégique et opérationnel, interne et externe des organisations. Il les dote également d’autres compétences qui sont devenues incontournables, comme celles relatives aux regroupements d’organisations, à la tarification, aux CPOM (Contrats Pluriannuels d’Objectifs et de Moyens), à la coordination de parcours ou à la gestion des risques, par exemple.

Cyrille Pastre, directrice générale de l’association ARTA, explique qu’au cours de la formation, elle a “appris à mettre en place et à appréhender ces notions à travers les modules proposés par Espace Sentein”. Elle prend notamment l’exemple de la démarche d’amélioration continue, traditionnelle certes, mais qu’il convient aujourd’hui d’actualiser au regard des critères de performance de l’ANAP, ou des bonnes pratiques professionnelles de l’ANESM. “Dans le cadre de cette démarche, explique-t-elle, nous avons des contrôles : tous les ans en interne, tous les 7 ans nous avons des contrôles extérieurs et tous les 5 ans, un rapport. La formation DEMS nous a permis d’acquérir des compétences pour mener des actions d’évaluation puis d’amélioration, mais aussi d’acquérir des facultés en gestion des risques au sein des équipes en place”. De nouvelles compétences dont les dirigeants du secteur ont donc grandement besoin dans leur quotidien.

La force du DEMS : les rencontres avec les entreprises du secteur dit « ordinaire »

S’il y a bien un élément sur lequel les participants à la formation DEMS semblent être tous d’accord, c’est l’ouverture de la formation sur l’environnement privé. Chaque module (intitulé à juste titre « module entreprise») est effectivement accompagné d’une visite et/ou d’une rencontre avec un partenaire entreprise, institution, collectivité locale …. La volonté d’Espace Sentein : croiser les compétences et les méthodes de secteurs différents par leurs publics, mais dont de nombreuses problématiques sont communes.

Faire intervenir des personnes externes au secteur médico-social est une idée géniale ! Cela nous ouvre les yeux sur ce qui se passe autour de nous, et dans notre secteur nous en avons bien besoin. C’est une vraie plus-value dans la formation

– Véronique Loutrat, Directrice du pôle accompagnement de l’ADAPEI de la Corrèze.

Les participants semblent apprécier cette ouverture d’esprit, certains même appliquant directement à leur établissement ce qu’ils ont pu découvrir dans les entreprises et/ou les institutions.

Jean-Noël Guillaume, directeur général d’une association travaillant auprès des personnes en situation de précarité, a ainsi beaucoup appris de la visite d’une centrale EDF qui avait mis en place un pack de formation des collaborateurs. « Depuis, nous explique-t-il, j’ai mis en place ce pack de formation continue dans ma structure via 4 modules obligatoires pour l’ensemble du personnel. Ceux-ci se déclinent en connaissance de l’association et de la vision des dirigeants, connaissance de la fondation Abbé Pierre (dont l’association est un membre actif, ndlr), la démarche projet ainsi que la sécurité et la santé au travail ». Il a également adapté les principes de la formation DEMS en proposant à son comité de pilotage des visites dans le secteur privé. Par exemple, la visite d’un fast-food sur le thème de la gestion du personnel ou encore, celle d’une pâtisserie pour mieux appréhender l’ordre et la précision des commandes.

Avec des partenaires privés comme Airbus, la Caisse d’Epargne, EDF ou encore le groupe Casino, Espace Sentein offre ainsi à ses participants une vision globale unanimement appréciée par ces derniers.

Des outils qui peuvent être mis en place tout de suite

Les intervenants d’Espace Sentein s’attachent à fournir aux participants, dans le prolongement des connaissances en management, une boîte à outils complète dont ils peuvent se servir en fonction des problématiques qu’ils rencontrent. La plupart des participants n’attendent d’ailleurs pas d’être diplômés pour utiliser ces outils : ils les mettent en pratique immédiatement. Parmi les plus utilisés, on retrouve l’analyse SWOT, le diamant de Marchesnay, le RADAR, la démarche d’amélioration continue ou la démarche prospective. Ces nouveaux outils sont de fait l’aboutissement opérationnel d’une nouvelle culture, celle du management des organisations, et de nouveaux savoirs, ceux qui fondent leur fonction.

La matrice SWOT est devenue instinctive, la roue de Deming également. Au retour de la formation, cela change un peu la vision du métier : on ne grille plus d’étape, on prend du recul

– Cyrille Pastre, directrice générale de l’association ARTA, d’aide aux personnes en situation de handicap.

De nombreux participants utilisent ensuite ces outils au fil de l’eau, en fonction des besoins. Comme Frédéric Bourquerod, directeur d’un foyer de vie, qui n’hésite pas à revenir sur ses notes si nécessaire : « La formation constitue ma base théorique accompagnée d’une boîte à outils que j’utilise en fonction des situations rencontrées. Je retourne parfois sur du contenu pour me remémorer ce qui a été vu ».

Le mémoire : projet concret pour les participants

Chaque participant au cursus DEMS doit travailler sur un mémoire professionnel qui fera l’objet d’une soutenance à la fin de la formation. Cinq modules sont ainsi consacrés au suivi et à la soutenance du mémoire. Le thème, choisi par les participants en accord avec leur gouvernance et leur directeur de mémoire, correspond toujours à un projet concret stratégique et opérationnel. Certains mémoires portent ainsi sur le développement de la structure, sur un regroupement d’établissements ou d’Associations, sur un projet d’établissement ou encore sur une problématique rencontrée dans le cadre d’une prise de fonctions.

Afin d’accompagner les nouvelles promotions dans le choix de leur thème, Espace Sentein laisse les mémoires de toutes les formations précédentes en libre consultation, une partie des sujets traités étant également accessible sur le site internet. Très concrets, souvent élaborés en lien étroit avec la structure, les mémoires représentent souvent un vrai tremplin pour le participant mais aussi pour son établissement.

Le mémoire que j’ai écrit était la feuille de route des 5 années qui suivaient mon diplôme. Le projet de l’établissement que je dirige est très inspiré de mon mémoire, les évolutions que l’établissement traverse ont été abordées dans le mémoire

– Régis Pages, directeur du centre de réadaptation professionnelle Le Parc

La méthodologie largement éprouvée qui est appliquée au mémoire permet également à chacun de travailler sur l’organisation de ses écrits et la structuration de ses idées.

Se former tout en développant son réseau

L’un des fils rouges de la formation, qui est orientée vers les rencontres et les partages, ouvre également la voie au « réseautage ». Les participants de la formation lient entre eux des liens professionnels comme des liens d’amitié, mais en nouent également avec les intervenants et les personnes rencontrées au cours des différentes visites.

Le réseau professionnel autour d’Espace Sentein est important, et de nombreux diplômés travaillent à l’entretenir. Que ce soit pour des questions professionnelles ou d’emploi, pour des échanges au sujet de bonnes pratiques ou pour se retrouver chaque année à la réunion des anciens diplômés, le réseau vient en complément de la formation et peut ainsi perdurer même une fois le diplôme et la certification obtenus.

Avec un taux de réussite de plus de 90%, la formation « Dirigeant de l’Economie Médico-Sociale », inscrite au RNCP, permet à de nombreux acteurs du secteur social et médico-social d’atteindre de nouvelles fonctions et de mettre en œuvre de nouveaux projets. Plus du tiers des certifiés sont devenus Directeurs de pôle ou Directeurs Généraux. Grâce à des nouvelles compétences et à des outils opérationnels, acquis au cours de la formation et qui peuvent être utilisés immédiatement, mais aussi à des intervenants de qualité régulièrement félicités par les participants, la formation apporte une véritable valeur ajoutée.

L’ouverture à l’environnement et aux entreprises est un véritable levier vers d’autres savoirs, d’autres pratiques, d’autres techniques transposables au secteur médico-social, et une ouverture d’esprit pour les deux parties.

L’importance qu’Espace Sentein accorde au rapprochement entre le secteur du médico-social et le secteur des entreprises va d’ailleurs un petit peu plus loin. Constatant les besoins croissants du secteur en termes de dirigeants (35% des directeurs seront à la retraite d’ici 10 ans), et la forte valeur ajoutée apportée par des personnes ayant travaillé en entreprises, Espace Sentein a récemment ouvert une branche de la formation DEMS aux personnes en reconversion professionnelle. Le DEMS « Entreprises » permet ainsi aux cadres des entreprises et collectivités en reconversion professionnelle de s’orienter vers un secteur en demande qui leur permettra d’ouvrir leur champ d’intervention et de changer souvent complètement de vie. Une belle opportunité aussi pour les cadres qui peuvent ainsi partager avec ces nouveaux entrants et échanger sur les nouvelles approches, mais également pour le secteur médico-social lui-même.

Pour en savoir plus sur la formation DEMS, cliquez ici.

L’évaluateur externe certifié AFNOR, un créateur de valeur !

L’évaluateur externe certifié AFNOR, un créateur de valeur !

« La responsabilité de l’institution médico-sociale qui mandate un évaluateur externe est grande. Les enjeux issus de son choix sont considérables… »

Bernard DOUREL, évaluateur externe certifié AFNOR

Non à l’image trop répandue de l’évaluateur externe, inspecteur récalcitrant des travaux finis ! Oui aux créateurs de valeur sociale, sociétale, organisationnelle, économique ! Oui à celui qui fait bénéficier l’établissement de sa grande expérience professionnelle du secteur, d’un regard neuf et objectif, de connaissances pointues dans la conduite d’une évaluation externe.

Bien choisir son partenaire, tant pour l’institution que pour l’évaluateur externe, c’est déjà créer de la valeur. Selon Bernard DOUREL : « D’entrée, il convient de vérifier que tous les partenaires concernés, responsables du C.A. et de l’établissement, évaluateurs, sont bien en phase quant à l’esprit et aux objectifs de l’évaluation et que le climat de confiance est réel et suffisamment solide pour soutenir la démarche. » Pour lui, il convient de bien expliquer à ses futurs partenaires le cadre réglementaire de l’évaluation, ses enjeux pour l’établissement, les usagers et leurs familles, les professionnels, les organismes de contrôle et de tarification.

« Les professionnels, au cours de nos échanges, touchent du doigt ce qu’ils ont à gagner à s’inscrire volontairement dans la démarche de l’évaluation puis dans celle de l’amélioration continue. C’est souvent un déclic. Ils ont besoin d’y voir clair, de savoir comment est appréciée leur organisation, convaincus de la qualité de leurs interventions, mais ne sachant pas toujours pourquoi et comment ça marche. Pour eux, en parodiant le proverbe, « Vu de l’extérieur, l’établissement est un mystère, vu de l’intérieur, un miracle ! » »

Pour Bernard DOUREL, créer de la valeur, c’est aussi aider l’Etablissement à savoir où sont ses pépites, ses clefs de succès qui expliquent la satisfaction de ses partenaires. C’est aussi lui permettre de prendre conscience des pistes d’amélioration nécessaires. Cette première étape de l’analyse-diagnostic est capitale tant elle conditionne le plan d’amélioration continue qui suit. « Une grande partie des préconisations sont issues des conclusions de l’analyse-diagnostic, ajoute Bernard DOUREL. Celles-ci doivent être partagées. C’est donc dire toute l’importance qu’elles soient le fruit d’un travail participatif avec l’ensemble des acteurs et en particulier avec les professionnels au cœur des interventions sociales. Plusieurs évaluateurs externes certifiés AFNOR observent qu’à l’issue de l’analyse-diagnostic, nombre de professionnels ou bénévoles qui la redoutaient se réconcilient avec elle. »

La plupart des acteurs voient l’intérêt de la démarche et sont généralement fiers des conclusions qui démontrent bien souvent leur grand professionnalisme. Bernard DOUREL précise : « l’évaluateur permet aussi de réaliser l’importance de partager et d’écrire car, faute de preuves, la qualité devient confidentielle et suspecte. »
L’évaluateur est aussi créateur de valeur de par ses préconisations. Là encore, son expertise est interrogée : sa vision doit être systémique et concerner tant la vision stratégique qu’opérationnelle, tant l’organisation de l’établissement ou du service que ses partenariats. Comme le prévoit le décret n°2007-975, les préconisations doivent être partagées de façon consensuelle. « Les responsables et les professionnels veulent d’autant plus mettre en vie les préconisations qu’ils sont fiers des forces, voire des points d’excellence révélés par l’analyse-diagnostic. Ils entrent alors dans une spirale de progrès ! ». En effet, il est plus simple et encourageant de décider de développer les forces de l’établissement, ou de remettre en question une activité ou une pratique qui n’a plus de sens, lorsque l’on a une vision globale, claire et positive du tout.

Et Bernard DOUREL de conclure : « Le graal pour un évaluateur externe, c’est de voir que les équipes de l’établissement se sont appropriées les préconisations et exercent leur créativité à les mettre en œuvre. La mission s’achève alors véritablement. » •

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Evaluateur(trice) externe certifié(e) AFNOR

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